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15 janvier 2007

Les homophobes seraient-ils des homosexuels refoulés ?


Les homophobes sont-ils des homosexuels refoulés ?
Certains tendront à dire que oui, d’autres bondiront derrière leur clavier en affirmant qu’il s’agit là d’une pure provocation à l’encontre des homophobes. Voilà donc une question qui risque de fâcher mais bon, je décide de m’y intéresser malgré tout. Et pour y répondre, je ne me baserai nullement sur mes convictions personnelles, préférant vous livrer un avis des plus objectifs en me basant sur les récentes études menées sur la question.


Henry Adams, chercheur américain en psychologie, s’est ainsi sérieusement intéressé à cette question et à décider, pour tenter d’y répondre, de mener une étude en laboratoire à partir d’un panel d’hommes se déclarant tous hétérosexuels.
La première étape de son étude a consisté à répartir les sujets en deux groupes distincts : les non homophobes et ceux à tendance homophobe. Pour déterminer ces deux catégories d’individus, Adams les a donc soumis à un questionnaire d’une quinzaine de questions visant à évaluer leur tendance à l’homophobie. Grâce à une série d’interrogations du genre "Eprouvez-vous une gêne à l’égard des homosexuels ?", le chercheur a fini par établir ses deux groupes qui, par la suite, ont tous suivi le même test.

Et voilà en quoi a consisté ledit test. Chaque homme a été confronté à plusieurs extraits de films pornographiques : un film hétéro, un film lesbien et un film gay. Pour chacun d’entre eux, Adams a veillé à mesurer leur degré d’excitation grâce à un dispositif permettant de mesurer leur érection (un anneau composé de mercure qui, lorsqu’il change de diamètre, permet de mesurer précisément le gonflement du sexe). Bilan de l’expérience : concernant le film hétérosexuel, le pénis des non homophobes a gonflé, en moyenne, de 23 millimètres et celui des homophobes de 20 millimètres. Jusque là, rien de bien spectaculaire : tout le monde semble excité par la vision d’un homme et une femme en plein acte sexuel.
En revanche, les chiffres résultant de la projection du film gay semblent plus significatifs : les non homophobes ont manifesté une augmentation de leur membre inférieure à 5 millimètres, tandis que le sexe des homophobes a gonflé de 12 millimètres ! "Ah ouais quand même", vous dites-vous...
La troisième et dernière étape de l’étude a consisté à demander aux sujets d’évaluer, sur une échelle de 0 à 10, leur excitation à l’égard de chaque film. Cela vous étonne-t-il si je vous apprends qu’aucun des sujets homophobes n’a avoué avoir ressenti une quelconque excitation vis à vis du porno gay ?
Des résultats plutôt significatifs qui tendent donc à prouver que oui, l’homophobie dissimulerait finalement bien un tempérament homosexuel inavoué. Et comme le remarque très justement Antonio Fischetti, qui a rédigé un compte rendu de cette étude dans son ouvrage : "Le monde sera plus tolérant lorsque tous les cerbères de l’ordre hétérosexuel auront fait leur coming out".

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